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Des Borgate romaines disparues de Pasolini au bidonville de la Campa de la Courneuve, la ville populaire se réinvente en permanence. Parce que cette ville-là est temporaire, intermédiaire, en perpétuelle métamorphose, ses traces ne persistent souvent que dans les archives et, surtout, dans la mémoire de ses habitants successifs. A l'heure de la métropolisation, il est temps de reconnaître le rôle de cette ville de l'entre-deux pour la production de l'urbain, comme pour les valeurs qui lui sont propres : hospitalité, solidarité, créativité, etc. Cette ville est le territoire d'une économie à la fois dynamique, intégratrice et prédatrice permettant à des personnes en situation de grande précarité de trouver leur place, souvent en dehors de toute politique publique d'insertion. Plaine Commune nous paraît emblématique de ce territoire résilient. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons y organiser deux journées d'étude rassemblant historiens, anthropologues, urbanistes, sociologues, économistes, acteurs associatifs, habitants des bidonvilles et agents de la fonction publique territoriale. Quels sont les enjeux de l'histoire des bidonvilles ? Comment les collectivités peuvent-elles mettre en avant les valeurs de l'hospitalité ? Comment impliquer les habitants à une mémoire positive de la ville ? Quelle place dans la future métropole, des territoires d'accueil ? Comment lier politique économique et mieux-vivre dans les quartiers très populaires ? Et les Roms ? Simples habitants des bidonvilles français ou figures emblématiques des luttes de places ?

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